Crédit

Mensualité de prêt immobilier

Calculez la mensualité constante d’un prêt immobilier à partir du capital, du taux nominal et de la durée, hors assurance emprunteur.

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Résultat indicatif, calculé dans votre navigateur. Il ne constitue pas un conseil financier, fiscal ou juridique.

Comprendre ce calcul

Un prêt immobilier français classique fonctionne à échéances constantes : vous versez chaque mois la même somme, du premier au dernier remboursement. Ce qui varie, c’est la composition de ce versement. Au début, il est presque entièrement absorbé par les intérêts ; à la fin, il ne rembourse pratiquement plus que du capital.

Ce basculement progressif explique une propriété souvent mal comprise : revendre au bout de sept ans un bien financé sur vingt-cinq ans laisse un capital restant dû nettement supérieur à ce que l’intuition suggère, parce que les premières années ont surtout servi à payer le prix du crédit.

La mensualité obtenue ici est hors assurance. C’est une nuance importante : les banques raisonnent sur la mensualité assurance comprise pour apprécier votre taux d’effort, et l’assurance peut représenter de dix à vingt pour cent de la charge mensuelle.

La méthode de calcul

Mensualité = Capital × t ÷ [ 1 − (1 + t)^−n ]
  • Capital : montant emprunté, hors apport personnel.
  • t : taux mensuel, obtenu en divisant le taux nominal annuel par douze.
  • n : nombre total de mensualités, soit la durée en années multipliée par douze.

Cette expression est la formule d’annuité constante. Elle suppose un taux fixe et des échéances mensuelles identiques sur toute la durée.

Exemple chiffré

Un ménage emprunte 240 000 € sur vingt-deux ans, à un taux nominal de 3,40 % hors assurance.

Capital emprunté240 000 €
Taux nominal annuel3,40 %
Durée du prêt22 ans
Résultat1 292,32 € / mois

Sur 264 échéances, le total versé atteint 341 171,55 €, dont 101 171,55 € d’intérêts. Autrement dit, le crédit coûte 42 % du montant emprunté — et il faudrait ajouter l’assurance, les frais de dossier et la garantie pour obtenir la dépense réelle.

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Confrontez d’abord la mensualité à vos revenus nets. Les recommandations du Haut Conseil de stabilité financière fixent un taux d’effort maximal de 35 % assurance comprise, avec une marge de dérogation limitée que les banques réservent aux dossiers les plus solides.

Observez ensuite la sensibilité à la durée. Allonger de deux ou trois ans réduit sensiblement la mensualité mais alourdit fortement le coût total, puisque les intérêts courent plus longtemps sur un capital qui s’amortit plus lentement.

Enfin, un point aveugle fréquent : la mensualité ne dit rien du reste à vivre. Deux ménages au même taux d’effort peuvent se trouver dans des situations très différentes selon le niveau absolu de leurs revenus.

Ce que ce calcul ne prend pas en compte

  • L’assurance emprunteur n’est pas incluse. Elle se calcule soit sur le capital initial, soit sur le capital restant dû selon les contrats, ce qui change nettement son coût total.
  • Les frais de dossier, la garantie — caution ou hypothèque — et les éventuels frais de courtage sont exclus. Ils s’ajoutent au coût du crédit et entrent dans le calcul réglementaire du TAEG.
  • Le calcul suppose un taux fixe. Un prêt à taux variable, un prêt à paliers ou un montage combinant plusieurs lignes de crédit produit un échéancier différent.
  • Les éventuels différés de remboursement, fréquents dans le neuf ou en cas de travaux, ne sont pas modélisés.

Questions fréquentes

Pourquoi la banque annonce-t-elle une mensualité plus élevée que le résultat obtenu ici ?

Parce que l’offre de prêt intègre l’assurance emprunteur, et parfois la garantie. Le montant calculé sur cette page correspond au seul remboursement du capital et des intérêts, ce que les professionnels appellent la mensualité hors assurance.

Allonger la durée est-il une bonne idée pour faire baisser la mensualité ?

C’est efficace sur la charge mensuelle, mais le coût total progresse rapidement. Il faut aussi tenir compte du plafond de vingt-cinq ans retenu par les banques françaises pour une résidence principale, porté à vingt-sept ans lorsque le prêt finance une acquisition avec travaux importants.

Que se passe-t-il si les taux baissent après la signature ?

Un prêt à taux fixe ne se révise pas automatiquement. Deux options existent : renégocier auprès de votre banque, ou faire racheter le crédit par un autre établissement. L’opération n’a d’intérêt que si l’écart de taux couvre les indemnités de remboursement anticipé et les frais du nouveau prêt.

Le taux nominal est-il le bon critère de comparaison ?

Non. Seul le TAEG permet de comparer deux offres, car il intègre les frais de dossier, la garantie et l’assurance lorsqu’elle est imposée. Deux prêts au même taux nominal peuvent afficher des TAEG sensiblement différents.