Entreprise
Une entreprise rentable peut faire faillite : la rentabilité se mesure sur l’année, la trésorerie se joue chaque semaine.
Deux logiques cohabitent dans le pilotage d’une activité, et les confondre est la cause la plus fréquente des difficultés. La rentabilité mesure si le modèle économique fonctionne : les ventes couvrent-elles les coûts. La trésorerie mesure si l’entreprise peut payer ses échéances au moment où elles tombent. Une société peut afficher un résultat positif et se retrouver en cessation de paiements parce que ses clients règlent à 60 jours quand ses fournisseurs exigent 30.
Les outils de cette catégorie couvrent les deux axes. Côté rentabilité : le seuil de rentabilité, la marge sur coût variable et le point mort disent à partir de quel volume l’activité devient bénéficiaire. Côté trésorerie : le besoin en fonds de roulement, la trésorerie nette et la capacité d’autofinancement mesurent la capacité à tenir le cycle d’exploitation.
Un troisième groupe sert aux décisions d’investissement : retour sur investissement, valeur actuelle nette et délai de récupération permettent d’arbitrer entre plusieurs projets, en tenant compte du fait qu’un euro encaissé dans cinq ans vaut moins qu’un euro encaissé aujourd’hui.
Quel outil pour quel besoin ?
- Vous cherchez votre point d’équilibre
- Le seuil de rentabilité et la marge sur coût variable se calculent ensemble ; le point mort en jours traduit le résultat en calendrier.
- Vous surveillez la trésorerie
- Le besoin en fonds de roulement puis la trésorerie nette révèlent la tension entre encaissements et décaissements.
- Vous arbitrez un investissement
- Le retour sur investissement donne un ratio simple ; la valeur actuelle nette et le délai de récupération affinent la décision.
- Vous mesurez la capacité à financer
- La capacité d’autofinancement indique ce que l’activité dégage réellement pour investir ou rembourser.
Les erreurs les plus fréquentes
- Confondre résultat et trésorerie : une facture émise est un produit comptable, pas un encaissement.
- Calculer un seuil de rentabilité sur une marge brute au lieu d’une marge sur coût variable, ce qui le sous-estime.
- Négliger le besoin en fonds de roulement lors d’une croissance rapide : plus l’activité augmente, plus le cycle immobilise de trésorerie.
- Comparer des investissements par leur seul retour sur investissement, sans tenir compte de la durée nécessaire pour l’obtenir.
Les 10 calculateurs de la catégorie
Seuil de rentabilité
Calculez le chiffre d’affaires minimum.
Ouvrir →Marge sur coût variable
Calculez la marge et son taux.
Ouvrir →Point mort en jours
Convertissez le seuil de rentabilité en jours.
Ouvrir →Besoin en fonds de roulement
Calculez le BFR d’exploitation simplifié.
Ouvrir →Trésorerie nette
Différence entre fonds de roulement et BFR.
Ouvrir →Capacité d’autofinancement
Calculez une CAF simplifiée.
Ouvrir →Retour sur investissement
Rapportez le gain net à l’investissement.
Ouvrir →Valeur actuelle nette
Actualisez des flux financiers.
Ouvrir →Délai de récupération
Estimez le nombre d’années de retour.
Ouvrir →Coût horaire complet
Rapportez un coût total aux heures productives.
Ouvrir →