Fiscalité

Taxe sur plus-value

Estimez l’imposition d’une plus-value en appliquant à l’assiette le taux global correspondant à sa nature.

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Résultat indicatif, calculé dans votre navigateur. Il ne constitue pas un conseil financier, fiscal ou juridique.

Comprendre ce calcul

Toutes les plus-values ne sont pas taxées de la même manière. Une cession de valeurs mobilières relève du prélèvement forfaitaire à 30 %. Une plus-value immobilière obéit à un régime distinct : 19 % d’impôt et 17,2 % de prélèvements sociaux, soit 36,2 % avant abattements pour durée de détention.

Cette distinction est fondamentale et explique que le taux à saisir dépende entièrement de la nature du bien cédé.

S’ajoutent des surtaxes pour les plus-values immobilières élevées, ainsi que des régimes d’exonération dont le plus notable concerne la résidence principale.

La méthode de calcul

Taxe due = (Plus-value nette imposable × Taux global) + Surtaxes éventuelles
  • Plus-value nette imposable : gain après abattements pour durée de détention le cas échéant.
  • Taux global : 30 % pour les valeurs mobilières, 36,2 % pour l’immobilier hors surtaxe.
  • Surtaxes éventuelles : taxe additionnelle sur les plus-values immobilières importantes.

Exemple chiffré

Un bien locatif dégage 18 000 € de plus-value nette imposable après abattements, taxée au taux global immobilier de 36,2 %.

Plus-value nette imposable18 000 €
Taux global36,2 %
Surtaxes éventuelles0 €
Résultat6 516,00 €

Plus du tiers du gain part en imposition. Le notaire prélève cette somme directement sur le prix de vente et la reverse à l’administration : le vendeur perçoit un montant déjà net, sans démarche ultérieure de sa part.

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Vérifiez d’abord si vous êtes exonéré avant tout calcul. Le logement que vous occupez échappe totalement à l’imposition, et un régime de faveur existe également lorsqu’un vendeur non propriétaire de son habitation remploie le prix dans l’achat de celle-ci.

Pour l’immobilier, appliquez les abattements avant de saisir l’assiette. Ils courent à partir de la sixième année de détention, à un rythme différent pour l’impôt et pour les prélèvements sociaux.

Pour les valeurs mobilières, pensez à imputer les moins-values de même nature réalisées la même année, puis celles reportées des dix années précédentes.

Ce que ce calcul ne prend pas en compte

  • Les abattements pour durée de détention doivent être appliqués en amont : ils ne sont pas calculés ici.
  • La surtaxe sur les plus-values immobilières supérieures à 50 000 € n’est pas intégrée.
  • Les cas d’exonération ne sont pas testés par le calcul.
  • Les plus-values professionnelles, notamment celles des loueurs en meublé professionnels, relèvent de règles entièrement distinctes.

Questions fréquentes

Quel taux retenir selon la nature du bien ?

Pour des titres ou parts de sociétés, le prélèvement forfaitaire de 30 % s’applique. Pour un bien immobilier, retenez 36,2 %, soit 19 % au titre de l’impôt et 17,2 % au titre des prélèvements sociaux, avant abattements et avant surtaxe éventuelle.

Une moins-value est-elle utilisable ?

Sur les valeurs mobilières, oui : les moins-values s’imputent sur les plus-values de même nature de l’année, et l’excédent est reportable dix ans. En immobilier, en revanche, une moins-value n’est ni imputable, ni reportable.

Qui verse l’impôt sur une plus-value immobilière ?

Le notaire chargé de la vente le prélève sur le prix et le reverse pour votre compte. La plus-value doit néanmoins être mentionnée dans la déclaration de revenus, à titre informatif et pour le calcul du revenu fiscal de référence.