Banque

Rendement d’un compte à terme

Projetez le capital final d’un compte à terme en capitalisant un taux fixe sur toute la durée du dépôt.

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Résultat indicatif, calculé dans votre navigateur. Il ne constitue pas un conseil financier, fiscal ou juridique.

Comprendre ce calcul

Le compte à terme, ou CAT, est un dépôt bloqué sur une durée convenue à l’avance, rémunéré à un taux connu dès la signature. C’est sa principale différence avec un livret : en échange de l’immobilisation des fonds, la banque garantit un rendement qui ne bougera pas, quelles que soient les décisions ultérieures de politique monétaire.

Ce produit s’adresse à une trésorerie dont on sait qu’on n’aura pas besoin avant l’échéance : excédent d’entreprise, produit d’une vente en attente de réemploi, épargne de précaution déjà constituée par ailleurs.

Le calcul projette une capitalisation annuelle : les intérêts d’une année produisent eux-mêmes des intérêts l’année suivante. C’est la convention retenue par la plupart des CAT de plus d’un an.

La méthode de calcul

Capital final = Montant déposé × (1 + Taux)^Durée
  • Montant déposé : capital versé à l’ouverture, en une fois.
  • Taux : taux annuel brut garanti par le contrat.
  • Durée : nombre d’années de blocage.

L’exposant traduit la capitalisation : c’est ce qui distingue ce calcul des intérêts simples, où les intérêts ne produisent rien.

Exemple chiffré

Une somme de 15 000 € est placée sur un compte à terme de quatre ans, à un taux brut garanti de 3 %.

Montant déposé15 000 €
Taux annuel brut3 %
Durée du placement4 ans
Résultat16 882,63 €

Le gain brut atteint 1 882,63 €. Avec le prélèvement forfaitaire unique de 30 %, le gain net revient à environ 1 318 € : c’est ce montant, et non le brut, qu’il faut comparer au rendement d’un livret réglementé exonéré d’impôt.

Lire le résultat

Le taux affiché est toujours brut. Pour un particulier, retenez par défaut une ponction forfaitaire de 30 %, qui agrège la part fiscale et les contributions sociales. Un compte à terme servant 3 % brut ne laisse donc qu’environ 2,1 % net.

Comparez ce net au taux d’un livret réglementé, dont les intérêts échappent à l’impôt comme aux prélèvements sociaux. Un CAT n’est intéressant qu’au-delà de ce point de bascule, et seulement pour les sommes dépassant les plafonds des livrets.

Confrontez enfin le net à l’inflation anticipée sur la durée du blocage. Si elle dépasse le rendement servi, l’opération appauvrit en termes réels alors même que le relevé affiche une progression.

Ce que ce calcul ne prend pas en compte

  • La projection suppose un taux fixe unique. Certains CAT sont à taux progressif, croissant par paliers annuels, ou à taux variable indexé sur un indice de marché : le résultat ne s’y applique pas.
  • Le résultat est brut de fiscalité. Aucun prélèvement n’est déduit.
  • Une sortie avant l’échéance entraîne une pénalité contractuelle, généralement une réduction du taux servi. Le capital reste garanti, mais le rendement projeté ici disparaît en grande partie.

Questions fréquentes

Puis-je récupérer mon argent avant l’échéance ?

Oui, le capital d’un compte à terme reste disponible, mais la sortie anticipée est pénalisée : le contrat prévoit un taux minoré, souvent aligné sur celui d’un placement à très court terme. Vérifiez la clause avant de souscrire si un besoin de liquidité est envisageable.

Les sommes déposées sont-elles garanties ?

Elles relèvent de la garantie des dépôts assurée par le Fonds de garantie des dépôts et de résolution, à hauteur de 100 000 € par déposant et par établissement. Répartir des montants importants sur plusieurs banques permet de rester couvert.

Un compte à terme convient-il à une épargne de précaution ?

Non. Une épargne de précaution doit rester mobilisable sans délai ni pénalité, ce qu’un dépôt bloqué ne permet pas. Constituez-la d’abord sur un livret, puis placez l’excédent sur un CAT.

Puis-je alimenter le compte après l’ouverture ?

Généralement non : le CAT classique fonctionne par versement unique. Placer une nouvelle somme suppose d’ouvrir un second compte, au taux en vigueur à cette date, qui peut différer du premier.