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Coût annuel d’un découvert

Estimez les intérêts débiteurs — les agios — générés par un découvert, à partir du montant, du taux appliqué et du nombre de jours passés en négatif.

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Résultat indicatif, calculé dans votre navigateur. Il ne constitue pas un conseil financier, fiscal ou juridique.

Comprendre ce calcul

Un découvert se facture au prorata du temps. Contrairement à un abonnement, ce n’est pas le fait d’être autorisé à découvert qui coûte, mais le nombre de jours réellement passés sous zéro, multiplié par le montant en jeu. Un dépassement de 2 000 € pendant deux jours coûte moins cher qu’un découvert de 200 € entretenu toute l’année.

Les intérêts calculés ici sont les agios proprement dits, aussi appelés intérêts débiteurs. Ils se distinguent des commissions d’intervention, facturées à l’unité lorsque la banque examine une opération qui ferait dépasser le découvert autorisé.

Le taux appliqué à un découvert est encadré par le taux de l’usure, publié chaque trimestre par la Banque de France. Aucun établissement ne peut le dépasser, mais les taux pratiqués restent élevés — nettement au-dessus de ceux d’un crédit à la consommation classique.

La méthode de calcul

Agios = Montant × Taux annuel × (Nombre de jours ÷ 365)
  • Montant : capital moyen resté en position débitrice.
  • Taux annuel : taux débiteur contractuel, exprimé en pourcentage.
  • Nombre de jours : durée effective du découvert.

Ce calcul suit la méthode des intérêts simples sur une base annuelle de 365 jours, celle qu’utilisent les banques françaises pour arrêter les agios trimestriellement.

Exemple chiffré

Un compte reste débiteur de 800 € pendant trois semaines, à un taux débiteur contractuel de 16 %.

Montant du découvert800 €
Taux débiteur annuel16 %
Nombre de jours à découvert21 jours
Résultat7,36 €

Sept euros d’agios pour trois semaines. Si ce même découvert se reproduit chaque mois, le coût annuel approche 90 € — et une seule commission d’intervention à 8 € suffirait à en ajouter autant sur un mois donné. Sur les petits découverts, ce sont donc souvent les commissions, non les agios, qui dominent la facture.

Lire le résultat

Rapportez toujours le résultat au montant découvert. Ici, 7,36 € pour 800 € représentent 0,92 % du capital sur trois semaines : c’est le vrai indicateur de cherté, bien plus parlant que le montant brut.

Si les agios calculés sont faibles mais que votre relevé affiche un total bien supérieur, la différence vient des commissions d’intervention et des frais de rejet, qui ne dépendent pas de la durée.

Un découvert permanent, jamais résorbé, signale un déséquilibre structurel entre revenus et dépenses. Il coûte alors plus cher qu’un crédit à la consommation de même montant, pour un service moindre.

Ce que ce calcul ne prend pas en compte

  • Le calcul suppose un montant débiteur constant. Dans la réalité, la banque applique la méthode des nombres débiteurs, qui pondère chaque solde quotidien : le résultat réel varie donc si votre découvert fluctue.
  • Les commissions d’intervention, frais de lettre d’information pour compte débiteur non autorisé et frais de rejet ne sont pas inclus.
  • Certaines banques appliquent un minimum forfaitaire d’agios par trimestre, qui peut dépasser le montant calculé lorsque le découvert est faible.

Questions fréquentes

Quelle différence entre découvert autorisé et découvert non autorisé ?

Le découvert autorisé fait l’objet d’une convention écrite fixant un plafond et un taux. En deçà de ce plafond, seuls les agios s’appliquent. Au-delà, la banque bascule en découvert non autorisé : le taux est plus élevé et chaque opération peut déclencher une commission d’intervention.

À quel rythme les agios sont-ils prélevés ?

Le plus souvent trimestriellement, à terme échu, avec un libellé du type « intérêts débiteurs » ou « agios » sur le relevé. C’est la raison pour laquelle un découvert de janvier n’apparaît en frais qu’en avril, ce qui brouille la perception de son coût.

Un découvert de plus de trois mois change-t-il de nature ?

Oui. Un découvert consenti pour plus de trois mois est juridiquement requalifié en crédit à la consommation. La banque doit alors vous remettre une offre de crédit en bonne et due forme, avec le formalisme et les protections associées.

Le taux de mon découvert peut-il être plafonné ?

Il ne peut pas dépasser le taux de l’usure applicable à la catégorie des découverts, seuil recalculé et publié chaque trimestre par la Banque de France. Un dépassement rend le prêt usuraire et ouvre droit à restitution des sommes indûment perçues.