Comprendre ce calcul
Le prêt à taux zéro est un prêt aidé par l’État, destiné aux primo-accédants sous conditions de ressources, de localisation et de nature du logement. Sa particularité tient à son nom : aucun intérêt n’est facturé, l’État prenant en charge le coût du crédit auprès de la banque.
Il en découle une arithmétique élémentaire : la mensualité est le simple quotient du montant emprunté par le nombre d’échéances. C’est le seul crédit pour lequel la durée n’a aucune incidence sur le coût.
Le PTZ ne finance jamais l’intégralité d’une opération. Il vient toujours en complément d’un prêt principal, et sa quotité comme son montant maximal dépendent de la zone géographique, de la composition du foyer et du niveau de revenus.
La méthode de calcul
Mensualité PTZ = Montant du prêt ÷ Nombre de mensualités- Montant du prêt : somme accordée au titre du prêt à taux zéro.
- Nombre de mensualités : durée de la phase de remboursement, en mois.
Le taux étant nul, aucun terme d’actualisation n’intervient : la formule d’annuité constante se réduit à une division.
Exemple chiffré
Un foyer primo-accédant obtient 60 000 € au titre du prêt à taux zéro, remboursables sur quinze ans après la période de différé.
| Montant du prêt à taux zéro | 60 000 € |
|---|---|
| Taux | 0 % |
| Durée de remboursement | 15 ans |
| Résultat | 333,33 € / mois |
Le coût total se confond avec le capital : 60 000 € versés, 60 000 € remboursés, zéro euro d’intérêts. Financés par un prêt classique à 3,50 % sur la même durée, ces 60 000 € auraient coûté près de 17 000 € d’intérêts — c’est la valeur réelle de l’aide.
Lire le résultat
Comparez la mensualité obtenue à celle qu’un prêt bancaire de même montant impliquerait : la différence, cumulée sur la durée, mesure l’avantage procuré par le dispositif.
Tenez compte du différé. Le PTZ comporte une période pendant laquelle vous ne remboursez rien, dont la longueur dépend de vos revenus. Le remboursement démarre donc après le prêt principal, ce qui allège les premières années puis crée un palier à la hausse.
Ce palier doit être anticipé dans le plan de financement : à la sortie du différé, la charge mensuelle totale augmente d’un coup du montant calculé ici.
Ce que ce calcul ne prend pas en compte
- Le différé de remboursement n’est pas modélisé. La durée à saisir est celle de la seule phase d’amortissement, hors période de différé.
- Les conditions d’éligibilité — plafonds de ressources, zonage, nature du logement, quotité finançable — évoluent régulièrement et ne sont pas vérifiées par ce calcul.
- Le montant du PTZ résulte d’un barème réglementaire ; celui que vous saisissez doit provenir d’une simulation officielle ou d’une proposition bancaire.
- L’assurance emprunteur reste due sur un PTZ, alors même qu’aucun intérêt n’est facturé.
Questions fréquentes
Le prêt à taux zéro est-il vraiment gratuit ?
Aucun intérêt n’est perçu, mais l’assurance emprunteur reste à votre charge et les frais de garantie s’appliquent. La gratuité porte sur le coût du crédit lui-même, pas sur l’ensemble des frais accessoires.
Comment fonctionne la période de différé ?
Pendant le différé, vous ne remboursez ni capital ni intérêts au titre du PTZ, ce qui allège vos premières années. Sa durée dépend de votre tranche de revenus : plus ceux-ci sont modestes, plus le différé est long. Le remboursement s’étale ensuite sur la période restante.
Que se passe-t-il si je revends le logement avant la fin ?
Le PTZ devient en principe immédiatement exigible, le dispositif étant lié à l’occupation du bien en résidence principale. Un transfert du prêt sur une nouvelle acquisition est possible sous conditions, avec l’accord de la banque.