Comprendre ce calcul
La franchise est la part du dommage que l’assuré conserve systématiquement. Elle n’est pas une pénalité mais un mécanisme de responsabilisation : elle écarte les déclarations de très faible montant, dont le traitement coûterait plus cher que l’indemnité.
Son montant est le principal levier de tarification d’un contrat. Doubler la franchise fait baisser sensiblement la prime, mais transfère le risque sur l’assuré au moment précis où il subit un dommage.
Le calculateur affiche l’indemnité versée par l’assureur, et indique en détail la part restant à votre charge. Les deux chiffres se lisent ensemble : c’est leur rapport, plus que leur valeur absolue, qui renseigne sur la qualité de la couverture.
La méthode de calcul
Indemnité = Montant du sinistre − Franchise | Reste à charge = min(Montant du sinistre ; Franchise)- Montant du sinistre : coût des dommages retenu par l’expert après évaluation.
- Franchise : somme contractuelle demeurant à la charge de l’assuré.
Lorsque le dommage est inférieur à la franchise, l’indemnité est nulle et le sinistre reste intégralement à votre charge : la déclaration n’a alors pas d’intérêt financier.
Exemple chiffré
Un dégât des eaux est évalué à 4 200 € par l’expert, sur un contrat prévoyant 450 € de franchise.
| Montant du sinistre | 4 200 € |
|---|---|
| Franchise contractuelle | 450 € |
| Résultat | 3 750,00 € |
L’assureur verse 3 750 €, et 450 € demeurent à votre charge, soit un peu moins de 11 % du dommage. Si le même contrat était assorti d’une franchise de 900 € pour 60 € de prime annuelle en moins, il faudrait cinq années sans sinistre pour que l’économie compense le surcoût du premier dégât.
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Rapportez la franchise au montant du sinistre. Au-delà de 25 %, la couverture n’a plus grand sens pour ce type de dommage et le contrat protège surtout contre les événements graves.
Vérifiez si déclarer est opportun. Un sinistre légèrement supérieur à la franchise peut entraîner une majoration de prime à l’échéance, voire une résiliation par l’assureur, pour un gain immédiat modeste.
Distinguez les franchises selon les garanties. Un même contrat auto applique généralement une franchise différente en dommages tous accidents, en bris de glace et en vol.
Ce que ce calcul ne prend pas en compte
- Le calcul suppose une franchise fixe. Une franchise exprimée en pourcentage du dommage relève d’un autre mode de calcul.
- Les plafonds d’indemnisation ne sont pas pris en compte : au-delà du plafond contractuel, l’indemnité est écrêtée quel que soit le montant du dommage.
- La vétusté n’est pas déduite. Sur un contrat en valeur d’usage, l’indemnité réelle est inférieure au montant obtenu ici.
- Les éventuels frais annexes — relogement, mesures conservatoires, recherche de fuite — obéissent à leurs propres conditions.
Questions fréquentes
Faut-il déclarer un sinistre inférieur à la franchise ?
Financièrement, cela n’apporte rien puisque l’indemnité serait nulle. La déclaration reste néanmoins utile lorsqu’un tiers est impliqué, lorsque des dommages différés peuvent apparaître, ou lorsque le contrat impose une déclaration systématique sous peine de déchéance de garantie.
Existe-t-il des sinistres sans franchise ?
Oui. En assurance auto, le bris de glace est fréquemment couvert sans franchise en cas de réparation plutôt que de remplacement. En habitation, certaines garanties comme la responsabilité civile s’exercent également sans franchise.
La franchise catastrophe naturelle est-elle négociable ?
Non. Elle est fixée par arrêté ministériel et s’impose à tous les contrats, quel que soit l’assureur. Elle ne peut être ni supprimée, ni rachetée par une option.
Augmenter la franchise est-il un bon calcul ?
Cela dépend de votre capacité à absorber le dommage. Comparez l’économie annuelle de prime à l’augmentation de franchise, puis divisez la seconde par la première : vous obtenez le nombre d’années sans sinistre nécessaires pour que l’opération soit gagnante.