Retraite

Rente mensuelle indicative

Répartissez un capital sur une durée de versement pour connaître le complément mensuel qu’il peut servir.

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Résultat indicatif, calculé dans votre navigateur. Il ne constitue pas un conseil financier, fiscal ou juridique.

Comprendre ce calcul

C’est le calcul inverse de celui du capital cible : partant d’une épargne constituée, il indique le revenu mensuel qu’elle peut procurer sur une durée donnée.

L’approche retenue est celle d’un décaissement linéaire, sans rendement résiduel. Elle est volontairement conservatrice, et donne un plancher plutôt qu’une projection optimiste.

Le résultat surprend souvent : un capital de plusieurs centaines de milliers d’euros ne produit qu’un complément modeste une fois étalé sur vingt-cinq ans. C’est le principal enseignement de l’exercice.

La méthode de calcul

Rente mensuelle = Capital disponible ÷ (Durée de versement × 12)
  • Capital disponible : épargne mobilisable au départ à la retraite.
  • Durée de versement : nombre d’années pendant lesquelles le capital doit servir.

Aucun rendement n’est appliqué au capital restant : la rente réelle serait supérieure si l’épargne continuait de fructifier pendant la phase de décaissement.

Exemple chiffré

Un capital de 265 000 € doit financer un complément de revenu pendant vingt-cinq ans.

Capital disponible265 000 €
Durée de versement25 ans
Résultat883,33 € / mois

Moins de 900 € par mois pour un capital de 265 000 €. Placé à 2,5 % pendant la phase de décaissement, ce même capital permettrait environ 1 180 € mensuels — près de 300 € de plus, ce qui montre l’intérêt de ne pas tout sécuriser sur des supports non rémunérés.

Lire le résultat

Le résultat constitue un plancher. Un capital qui continue de produire du rendement permet un complément sensiblement supérieur, ou une durée plus longue à complément égal.

Comparez cette rente à celle qu’un assureur proposerait en contrepartie du même capital. La rente viagère offre une garantie à vie, mais l’aliénation du capital est définitive et la contrepartie souvent inférieure à ce décaissement piloté.

N’oubliez pas l’inflation. Un complément fixe de 883 € perdra environ un tiers de son pouvoir d’achat en vingt ans à 2 % de hausse des prix.

Ce que ce calcul ne prend pas en compte

  • Aucun rendement n’est appliqué pendant la phase de versement, ce qui minore le résultat.
  • L’inflation n’est pas prise en compte : le complément est exprimé en euros constants nominaux.
  • La fiscalité du décaissement, variable selon l’enveloppe, n’est pas déduite.
  • Le risque de longévité n’est pas couvert : au terme de la durée retenue, le capital est épuisé.

Questions fréquentes

Rente viagère ou retraits programmés ?

La rente viagère garantit un versement à vie et supprime le risque de longévité, mais le capital est définitivement aliéné et ne se transmet pas, sauf option de réversion coûteuse. Les retraits programmés conservent la propriété du capital et sa transmissibilité, au prix du risque d’épuisement.

Comment est imposée la sortie ?

Cela dépend entièrement de l’enveloppe. En assurance vie de plus de huit ans, un abattement annuel s’applique sur la part de gains. Sur un plan d’épargne retraite dont les versements ont été déduits, la sortie en capital est imposée au barème pour la part de versements, et au prélèvement forfaitaire pour les gains.

Vaut-il mieux sortir en capital ou en rente ?

La sortie en capital offre souplesse et transmission, mais expose au risque de mauvaise gestion et d’épuisement. La rente sécurise un revenu à vie. Une solution mixte, combinant une rente couvrant les charges incompressibles et un capital pour le reste, répond souvent le mieux au besoin.