Retraite

Durée de consommation du capital

Déterminez combien d’années un capital peut soutenir un rythme de retrait mensuel donné.

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Résultat indicatif, calculé dans votre navigateur. Il ne constitue pas un conseil financier, fiscal ou juridique.

Comprendre ce calcul

La question du décaissement est le pendant de celle de l’accumulation, et elle est bien moins souvent traitée. Combien de temps un capital tiendra-t-il au rythme de retrait envisagé ?

Le calcul retenu est linéaire : il divise simplement le capital par le retrait annuel, sans supposer de rendement résiduel. C’est une hypothèse prudente, qui fournit un plancher.

Le principal risque qu’il met en lumière est celui de la longévité. Épuiser son capital à quatre-vingt-huit ans alors qu’on vit jusqu’à quatre-vingt-quinze constitue le scénario le plus redouté de la phase de retraite.

La méthode de calcul

Durée = Capital disponible ÷ (Retrait mensuel × 12)
  • Capital disponible : épargne mobilisable au moment du départ.
  • Retrait mensuel : somme prélevée chaque mois pour compléter la pension.

Aucun rendement n’est appliqué au capital restant : la durée réelle serait plus longue si l’épargne continuait de fructifier.

Exemple chiffré

Un capital de 265 000 € est décaissé au rythme de 1 100 € par mois.

Capital disponible265 000 €
Retrait mensuel1 100 €
Résultat20.1 ans

Le capital tient un peu plus de vingt ans. Pour un départ à soixante-quatre ans, il serait épuisé vers quatre-vingt-quatre ans, alors que l’espérance de vie résiduelle à cet âge dépasse fréquemment cette échéance : la marge est insuffisante.

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Comparez la durée obtenue à votre espérance de vie résiduelle, en prenant une marge de sécurité de cinq à dix ans. Le risque de longévité est asymétrique : se tromper dans un sens est bien plus grave que dans l’autre.

Un rendement résiduel allonge sensiblement la durée. Placé à 2,5 %, le capital de l’exemple tiendrait environ vingt-cinq ans au lieu de vingt.

Envisagez un décaissement progressif plutôt que constant. Les dépenses de la retraite ne sont pas linéaires : elles sont plus élevées dans les premières années actives, plus faibles ensuite, puis remontent en cas de dépendance.

Ce que ce calcul ne prend pas en compte

  • Aucun rendement n’est appliqué au capital restant, ce qui raccourcit artificiellement la durée obtenue.
  • L’inflation n’est pas intégrée : maintenir le pouvoir d’achat du retrait supposerait de l’augmenter chaque année, réduisant la durée réelle.
  • La fiscalité applicable aux retraits n’est pas déduite.
  • Le calcul suppose un retrait constant, alors que les besoins évoluent au cours de la retraite.

Questions fréquentes

Comment se prémunir du risque de longévité ?

Trois approches se combinent : convertir une partie du capital en rente viagère pour couvrir les charges incompressibles, adopter un taux de retrait prudent, et conserver une poche investie pour maintenir un rendement résiduel. Aucune ne suffit isolément.

Faut-il maintenir un capital investi pendant la retraite ?

Généralement oui, au moins partiellement. Une retraite pouvant durer vingt-cinq ans reste un horizon long, et tout sécuriser garantit une érosion par l’inflation. Une allocation progressivement plus prudente, sans être intégralement sécurisée, est la pratique la plus répandue.

Vaut-il mieux retirer un montant fixe ou un pourcentage ?

Un pourcentage du capital restant s’ajuste automatiquement aux performances et supprime le risque d’épuisement, mais le revenu devient variable. Un montant fixe assure la lisibilité budgétaire au prix du risque d’épuisement. Une formule mixte, avec un plancher et un plafond, concilie les deux.