Crédit

Remboursement anticipé

Obtenez un ordre de grandeur des intérêts évités en soldant par anticipation tout ou partie d’un crédit en cours.

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Résultat indicatif, calculé dans votre navigateur. Il ne constitue pas un conseil financier, fiscal ou juridique.

Comprendre ce calcul

Rembourser par anticipation revient à racheter les intérêts futurs. Plus l’opération intervient tôt dans la vie du prêt, plus le gain est important, puisque c’est au début que la part d’intérêts dans chaque échéance est la plus lourde.

L’arbitrage n’est pourtant pas mécanique. Il faut mettre en regard trois éléments : les intérêts économisés, l’indemnité de remboursement anticipé éventuellement due, et le rendement que cette somme produirait si elle restait placée.

Le code de la consommation plafonne l’indemnité en matière de crédit immobilier : elle ne peut excéder six mois d’intérêts sur le capital remboursé, ni 3 % du capital restant dû, le montant le plus faible des deux s’appliquant.

La méthode de calcul

Intérêts évités ≈ Capital restant dû × Taux annuel × Années restantes ÷ 2
  • Capital restant dû : montant que vous envisagez de solder.
  • Taux annuel : taux nominal du crédit.
  • Années restantes : durée résiduelle avant l’échéance prévue.

La division par deux traduit le fait que, dans un prêt amortissable, le capital moyen effectivement porté sur la période restante avoisine la moitié du solde actuel.

Exemple chiffré

Un emprunteur envisage de solder 82 000 € de capital restant dû, à onze ans de l’échéance, sur un prêt au taux de 3,60 %.

Capital restant dû82 000 €
Taux nominal annuel3,60 %
Années restantes11 ans
Résultat16 236,00 €

L’approximation donne 16 236 € d’intérêts évités, quand le calcul exact d’un échéancier aboutit à 17 426 € : l’estimation est prudente d’environ 7 %. Face à cela, l’indemnité serait plafonnée à 2 460 € — soit 3 % du capital — voire moins si six mois d’intérêts représentent une somme inférieure.

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Comparez le gain à l’indemnité. Dès lors que les intérêts évités dépassent nettement l’indemnité plafonnée, l’opération est financièrement favorable, sous réserve de l’usage alternatif des fonds.

Confrontez ensuite le taux du crédit au rendement net de vos placements. Rembourser un prêt à 3,60 % équivaut à un placement sans risque au même taux : si votre épargne rapporte davantage nette de fiscalité, la conserver peut être préférable.

Ne mobilisez jamais l’intégralité de votre épargne de précaution pour un remboursement anticipé. La somme versée devient irrécupérable et vous exposerait à devoir réemprunter, à un taux vraisemblablement supérieur.

Ce que ce calcul ne prend pas en compte

  • Le calcul est une approximation linéaire assumée, qui sous-estime légèrement les intérêts réellement évités. Pour un chiffre exact, seul le tableau d’amortissement de votre contrat fait foi.
  • L’indemnité de remboursement anticipé n’est pas déduite du résultat.
  • Aucune indemnité n’est due, en crédit immobilier, lorsque le remboursement fait suite à une vente motivée par un changement de lieu d’activité professionnelle, la cessation forcée d’activité ou le décès de l’emprunteur ou de son conjoint.
  • Les crédits à la consommation obéissent à un plafond distinct : 1 % du capital remboursé, ramené à 0,5 % lorsqu’il reste moins d’un an, et aucune indemnité en deçà de 10 000 € remboursés sur douze mois.

Questions fréquentes

Mieux vaut-il réduire la durée ou la mensualité après un remboursement partiel ?

Réduire la durée maximise l’économie d’intérêts, puisque le capital cesse plus tôt de produire des intérêts. Réduire la mensualité allège le budget mensuel mais ne fait presque rien gagner sur le coût total. Le choix doit être explicité auprès de la banque : à défaut, elle applique sa règle par défaut.

Peut-on rembourser par anticipation à tout moment ?

Oui pour un crédit immobilier, sous réserve d’un préavis contractuel généralement court. Le contrat peut toutefois imposer un montant minimum par versement partiel, souvent fixé à 10 % du capital emprunté initialement.

L’indemnité est-elle négociable ?

Elle l’est, notamment lorsque le remboursement s’accompagne d’une nouvelle opération dans le même établissement. Certains contrats prévoient d’ailleurs une exonération contractuelle dès l’origine : c’est un point à négocier au moment de la souscription, pas au moment du remboursement.