Assurance

Capital décès nécessaire

Dimensionnez le capital de prévoyance permettant de maintenir le niveau de vie de vos proches pendant une durée déterminée.

Effectuer la simulation

Résultat indicatif, calculé dans votre navigateur. Il ne constitue pas un conseil financier, fiscal ou juridique.

Comprendre ce calcul

Souscrire une garantie décès suppose d’en fixer le montant, et c’est le point sur lequel les souscripteurs sont le plus démunis. Un capital choisi au hasard laisse soit une famille insuffisamment protégée, soit une cotisation payée pour une couverture surdimensionnée.

La méthode retenue ici part du besoin réel : le montant mensuel nécessaire au foyer, la durée pendant laquelle ce besoin doit être couvert, et les ressources déjà mobilisables.

L’horizon de couverture n’est pas arbitraire. Il correspond généralement à la période durant laquelle les enfants ne sont pas autonomes, ou à la durée résiduelle des engagements financiers importants du foyer.

La méthode de calcul

Capital à garantir = (Besoin mensuel × Nombre de mois) − Ressources déjà disponibles
  • Besoin mensuel : somme nécessaire au maintien du niveau de vie du foyer survivant.
  • Nombre de mois : durée pendant laquelle ce besoin doit être couvert.
  • Ressources déjà disponibles : épargne mobilisable, capitaux d’assurance vie et prévoyance déjà en place.

Le résultat est plancher à zéro : si les ressources existantes couvrent déjà le besoin, aucun capital complémentaire n’est requis.

Exemple chiffré

Un foyer estime qu’il faudrait 2 200 € par mois pendant dix ans pour maintenir son niveau de vie, et dispose déjà de 45 000 € d’épargne mobilisable.

Besoin mensuel du foyer2 200 €
Durée de couverture120 mois
Ressources déjà disponibles45 000 €
Résultat219 000,00 €

Il manque 219 000 € de couverture. Ce montant paraît élevé, mais il correspond à environ dix ans de revenu complémentaire : rapporté au coût d’une garantie temporaire décès pour un assuré de quarante ans en bonne santé, la cotisation annuelle reste souvent inférieure à celle d’une assurance automobile.

Lire le résultat

Ajoutez au besoin mensuel les charges qui ne disparaissent pas : loyer ou mensualité de crédit, frais de scolarité, garde d’enfants. Retranchez en revanche les dépenses propres à la personne assurée.

Tenez compte des prestations existantes. Le capital décès de la Sécurité sociale, la prévoyance d’entreprise et la pension de réversion réduisent le besoin résiduel, parfois de façon substantielle.

Réexaminez le montant à chaque changement de situation : naissance, acquisition immobilière, évolution professionnelle, départ des enfants du foyer.

Ce que ce calcul ne prend pas en compte

  • Le calcul ignore l’inflation : un besoin de 2 200 € aujourd’hui en représentera davantage dans dix ans.
  • Il ne tient pas compte du rendement que le capital produirait s’il était placé, ce qui conduit à une estimation prudente.
  • Les capitaux d’assurance vie bénéficient d’une fiscalité successorale spécifique, avantageuse mais non intégrée ici.
  • La couverture d’un prêt immobilier relève d’une assurance emprunteur distincte, qui rembourse directement la banque plutôt que la famille.

Questions fréquentes

Quelle différence entre assurance décès et assurance vie ?

L’assurance décès, ou temporaire décès, verse un capital uniquement si le décès survient pendant la période de garantie ; les cotisations sont perdues si l’assuré est toujours en vie au terme. L’assurance vie est avant tout une enveloppe d’épargne, dont le capital est transmis aux bénéficiaires au décès.

Faut-il compter la pension de réversion dans les ressources ?

Oui, mais avec prudence : elle est soumise à conditions de ressources et d’âge selon les régimes, et son montant peut être sensiblement inférieur à ce qu’une estimation rapide laisse attendre. Une simulation auprès des caisses concernées est préférable.

Comment rédiger la clause bénéficiaire ?

Avec précision, en désignant les bénéficiaires par leur qualité plutôt que par leur seul nom, afin que la clause reste valable en cas de changement de situation familiale. Une clause imprécise ou obsolète est la première cause de blocage lors du versement.