Immobilier

Rendement locatif brut

Rapportez le loyer annuel au prix du bien pour obtenir le rendement brut, premier filtre de tri d’une annonce immobilière.

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Résultat indicatif, calculé dans votre navigateur. Il ne constitue pas un conseil financier, fiscal ou juridique.

Comprendre ce calcul

Le rendement brut est le chiffre le plus cité de l’investissement locatif, et le plus trompeur lorsqu’on s’y arrête. Il ne retient que deux données — le loyer annuel et le prix — en ignorant charges, fiscalité, vacance et coût du financement.

Sa qualité est ailleurs : il se calcule en quelques secondes à partir d’une annonce, ce qui en fait un excellent outil de tri. Un bien dont le brut est trop faible peut être écarté sans analyse approfondie ; un bien au brut élevé mérite qu’on lui consacre une étude complète.

Il faut résister à la tentation de s’arrêter là. Entre le brut et ce qui tombe réellement sur le compte chaque mois, l’écart dépasse fréquemment la moitié.

La méthode de calcul

Rendement brut = (Loyer annuel hors charges ÷ Prix d’acquisition) × 100
  • Loyer annuel hors charges : douze mensualités de loyer nu, charges locatives exclues.
  • Prix d’acquisition : prix affiché du bien, hors frais de notaire et travaux.

Retenir le prix affiché plutôt que le budget total est la convention du marché ; c’est aussi ce qui rend le brut systématiquement flatteur.

Exemple chiffré

Un appartement affiché 185 000 € est loué 900 € par mois hors charges, soit 10 800 € sur l’année.

Loyer annuel hors charges10 800 €
Prix d’acquisition185 000 €
Résultat5,84 %

Un brut de 5,84 % paraît correct. En intégrant environ 14 800 € de frais d’acquisition, le rendement calculé sur le budget réel tombe déjà à 5,41 % — et la déduction des charges et de la fiscalité le ramènera nettement plus bas encore.

Lire le résultat

Sous 4 %, le rendement traduit un marché tendu, typique des grandes métropoles, où l’espoir de plus-value compense la faiblesse du revenu locatif.

Entre 5 et 8 %, on se situe dans la fourchette habituelle des villes moyennes : c’est la zone où le cash-flow peut devenir positif avec un financement adapté.

Au-delà de 10 %, la prudence s’impose. Un tel niveau signale presque toujours un risque — quartier en déprise, bien nécessitant des travaux lourds, forte rotation des locataires ou difficulté de revente.

Ce que ce calcul ne prend pas en compte

  • Les frais d’acquisition sont exclus du dénominateur, ce qui surestime le rendement de sept à huit points de pourcentage relatifs dans l’ancien.
  • Les charges non récupérables, la taxe foncière et les frais de gestion ne sont pas déduits du numérateur.
  • La vacance locative n’est pas modélisée : le calcul suppose douze mois de loyer perçus chaque année.
  • La fiscalité, qui diffère radicalement entre location nue et meublée, est absente du calcul.

Questions fréquentes

Faut-il inclure les charges dans le loyer ?

Non. Seul le loyer hors charges doit être retenu, car les charges locatives sont récupérées auprès du locataire puis reversées : elles transitent par vos comptes sans constituer un revenu.

Pourquoi les annonces affichent-elles des rendements plus élevés ?

Parce qu’elles retiennent le prix affiché, un loyer optimiste et douze mois d’occupation. Recalculer sur le budget réel, avec un taux de vacance prudent, fait généralement perdre un à deux points.

Un rendement brut élevé garantit-il une bonne opération ?

Non, c’est même souvent l’inverse. Le rendement rémunère un risque : plus il est élevé, plus le marché anticipe des difficultés de location, d’entretien ou de revente. La qualité de l’emplacement prime sur le rendement affiché.